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PROJET DE CONSTRUCTION D’UN ORPHELINAT:
Budget final englobant l’achat du terrain, l’apport d’eau, électricité mise a plat du terrain, construction de la route d’accès et construction de l’orphelinat en dur: CHF 50’000.-
A ce jour nous avons récolté la somme de CHF 43’000.- dont une partie a servi à la nourriture, habits et 39’000.- pour la construction. Nous remercions de tout coeur toutes les personnes ayant contribué à ce résultat, que ce soit avec de petites ou de grandes sommes, c’est votre geste à tous qui nous permet d’aller de l’avant à grands pas.
Détails de construction de l’orphelinat en THB: Achat du terrain: 270’000.-THB le terrain est payé à ce jour
La construction a démarré fin novembre et:
voici les photos du chantier en cours et des plans: flyer recto et verso et la photo de l’état de la construction au 31.12.11
Rapport de visite du 21 au 23 mars 2012
Visite de Patricia, Marc-André, Philippe Mottier et Kay notre chère conductrice et traductrice. Depuis notre rencontre avec L’orphelinat, c’était la première fois que nous sommes retournés en Thaïlande, et j’avoue qu’une immense émotion nous a prise en voyant le résultat du travail fourni à distance par nous, sur place par les nombreuses visites de Claude et toutes les personnes impliquées et surtout par vos dons qui, vous pouvez le voir, ont permis cette merveilleuse réalisation (voirs photos à droite, chronologie des travaux). Quelques donateurs nous ont remis de quoi remplir une valise d’habits et du cash pour acheter sur place des choses dont les enfants avaient envie et besoin. Après consultation, ils nous ont demandé des sacs à dos pour l’école, des corbeilles pour ranger leurs affaires personnelles et nous avons complété avec deux ballons de foot, des raquettes de badmington et des houla houp. voir photos Selon les instructions de Claude, j’ai fait les vérifications des détails de la construction, et tout semble en ordre, le constructeur a promis un enménagement d’ici mi-avril, mais nous pensons que ce sera plutôt début mai. Claude se rend sur place fin avril pour un mois et suivra la finalisation qui consiste en la mise en place des sanitaires, de l’apport d’eau définitif, de l’électricité et des aménagements intérieurs. Nous avons beaucoup discuté avec les enfants, Juda et son épouse Saengchan qui s’occupent des enfants. C’était la première fois que nous les avions rencontrés et ils ce sont vraiement des personnes admirable et d’une grande gentillesse. Il en est ressorti que les grands enfants avaient envie de pouvoir aller à la grande école à TAK, 35 kilomètres d’où ils habitent et nous ferons en sorte que leurs voeux soient réalisés dans le futur. Tout reste encore à développer. Le lendemain de notre arrivée, nous avons enmené tout le monde au marché du village et fait de grandes courses. Nous avons mangé avec eux dans leur cabane en bambous et procédé à la distribution des habits. Nous nous sommes réjouis de voir des enfants calmes et très bien élevés, souriants et pleins d’enthousiasme. La région où ils vivent est un village à 1’100 m de hauteur, il y fait un peu moins chaud qu’en plaine. Quand on arrive, on voit un panneau “agro-tourisme” où pour l’instant il n’y a que “l’agro”, mais le paysage est magnifique et paisible. Il y a de quoi faire dans cette région et nous allons y réfléchir toujours dans le but à ce que l’orphelinat devienne de plus en plus autonome financièrement. Vous en saurez plus tout bientôt. Un grand merci à vous tous. Patricia et Marc-André
Rapport de visite du 17-19.02.
Visite avec Roger, ami français qui parle le thaï. Arrivée le 17 dans l’après-midi. Le chantier est bien avancé : la construction est au toit, les murs en partie élevés. Juda a commencé le réfectoire, les piliers en béton sont fixés, la charpente en lattes naturelles est en cours. Il préfère le toit en tôle au végétal qu’il faut changer tous les 2 ans car la chaleur n’est jamais insupportable ici à 1000 m d’altitude (nous choisirons un profil de tôle sympa et la couleur grise, comme l¨Eternit de la construction principale). Nous précisons beaucoup de détails : sur les dortoirs, plafonds en bois selon plan de détail remis (plus facile et solide pour fixer lampes ou ventilateurs) – pas de câbles et fils électriques au-dessus du plafond (place qui servira à des stockages divers qui pourraient arracher les fils) – hauteur des parapets (5 briques) – fermetures latérales de la galerie par des murs jusqu’à hauteur des chambres (l’eau des pluies avec la violence du vent va loin et les parois peuvent servir (étagères, panneaux de jeux, etc…) – dans les dortoirs, suppression des décrochements de parois dans les sanitaires (étagères) car le constructeur est sceptique en ce qui concerne la cohésion de ces murs placés sur 2 dalles différentes – bandeau de protection des pluies de 90 cm sur le haut du front de galerie - Nous renonçons à un accès de la galerie à la cuisine-réfectoire par l’arrière (pas assez de place avec le toit proche du terrain) – Contrairement au plan, toit arrière en 1 pan (si on plafonne les sanitaires, l’aération arrière du toit reste presque identique, de l’épaisseur des chevrons) – La tuyauterie des sanitaires sera extérieure, apparente sur le mur arrière de la maison mais cachée en partie par une future plate-bande de végétation, pour laisser la possibilité de carreler un jour les parois intérieures.
Samedi 18, matin : descente à Tak pour choix ds matériaux. Portes et volets à panneaux assemblés en tek (2000 b/pc ; les modèles meilleur marché ne tiennent pas l’eau selon Roger et le constructeur). Tôle de qualité moyenne, à profil plat et gorge inversée. Pré-choix du carrelage pour le cas où Patricia ne serait pas encore là au moment voulu (30/30 brun-rouge uni pour chambres et galerie - comme la terre des environs - 20/20 fantaisie dans les sanitaires).
Après-midi, contrôle des comptes : parfaitement tenus. Descente à Mae Sot et visite manquée avec Mickel.
Dimanche 19 : retour au chantier et récapitulation des instructions. Longue discution avec Juda et sa femme au sujet de Chala. Conclusion : il ne reviendra pas à l’orphelinat ; Juda est parfaitement apte à reprendre le flambeau ; le home végétal qu’il a récemment construit se trouve sur le terrain de ses parents, dans le village où nous construisons.
Rapport de visite du 13 au 16 août 2011
Arrivée avec Michel Favre, architecte, à Muser Market le 13 août vers 16 h. Visite du terrain qui n’est pas facile pour la construction à cause de la pente. Premières appréciations des possibilités de constructions. Rencontre avec un entrepreneur terrassier qui viendrait avec un trax pour créer des terrasses (environ 25 000 B = 600-700 SF). Vers 19 h, rencontre à l’orphelinat avec le nouveau puyaiban, jeune, sympa, ouvert (il déclare qu’il est heureux de notre initiative et il nous laisse entendre qu’il est prêt à nous aider) ; il a été howbowtor et se trouve être le frère de l’ancienne propriétaire… Chala traduit oralement l’agreement 2 et le puyaiban signe derechef ! Chala va payer les 70 000 baths restants à l’ancienne propriétaire. Ensuite, descente à Mae Sot (50 km). Au « Casa Mia » rencontre avec le mari médecin de Elisabeta. Longue discussion au sujet d’un grand orphelinat, où il est en partie impliqué, d’où il ressort que les donateurs ont imposé leur vues sur les constructions inspirées des critères européens : conflit avec les utilisateurs qui les auraient voulues plus inspirées des constructions traditionnelles adaptées au grandes chaleurs d’avril et mai. Les chambres sont étouffantes, les classes sont trop fermées pour une aération efficace. Nous retenons la leçon… Le 14, visite de l’orphelinat en question et constatons les faits. Conduits par le médecin, nous visitons encore une grande école privée où nous sommes admiratifs devant un grand espace-école tout fait en bambou et toit traditionnel en végétal. Très bon marché à faire, fraîcheur garantie… Seul défaut, il faut refaire le toit en végétal tous les 2 ans mais ce n’est pas très onéreux (de l’ordre de 100 f/an !). Nous pensons aménager un tel espace pour la cuisine / salle à manger / salle de classe de cette manière, à proximité d’une construction en dur inspirée des bungalows du resort où nous dormons pour les dortoirs et le reste,. Le lendemain nous établissons des plans au 1 :100 pour pouvoir expliquer notre proposition. Accord de Chala (il est toujours d’accord…). Pour les dortoirs, buanderie, sanitaires, nous pensons à une construction en escalier : à l’étage, sur pilotis, 3 grandes chambres-dortoirs, avec, devant, grande terrasse couverte de 3.50 de large / 20 m de long environ. Sous les terrasses, entre les piliers et sur terre plein, 3 chambres (pour le directeur, son assistant et des invités éventuels ou des malades) + sanitaires, buanderie, local d’intendance. Après-midi, un entrepreneur vient étudier le projet. Nous l’avons choisi car il a construit en partie les installations du resort qui sont de très bonne qualité ; d’autre part il nous donne l’impression d’être efficace et comprend vite nos plans. Il va étudier le prix de main-d’œuvre pour construire cet édifice, y compris sanitaires, carrelages et toit ; il travaillera sous contrat, dès la fin de la saison des pluies (octobre) ; il nous donnera également une approximation pour l’achat des matériaux que nous payerons nous-mêmes sur présentation de factures. Il faudra encore penser aux installations électriques, amenée d’eau et à l’espace végétal cuisine / école / salle à manger. A priori, je pense que les premiers devis de Chala devront être revus passablement à la hausse mais nous avons le sentiment que nous tenons un super-projet… Le 16 au matin, visite à Tak du grand marchand de matériaux avec qui travaille notre futur entrepreneur si nous signons avec lui. Ensuite retour à Korat.
Rapport de visite du 3 au 5 août 2011
Arrivée à Muser market (résidence actuelle de l’orphelinat dans garages) le 3 août vers 17 h. Temps exécrable (pluie et froid : 19-20 degrés). Auparavant, par téléphone, Chala m’avait communiqué que des terrains cultivables étaient à vendre entre Mae Sot et Um Phang, soit encore 100 km plus loin sur la frontière birmane et il trouvait que c’était une bonne opportunité. J’avais essayé de le dissuader à cause de l’éloignement des centres et de ses amis et pour nous c’était encore plus loin pour aller le trouver et suivre les travaux. J’avais pourtant décidé d’aller voir. A mon arrivée, son enthousiasme avait disparu à cause d’escarmouches sérieuses entre police et armée birmane sur la frontière à cause des Karen. Nous allons tout de suite voir un terrain tout proche : inintéressant. Chala et son assistant Yuda parlent entre eux et il ressort que le propriétaire du premier terrain que je suis venu voir en février et qui n’a plus voulu vendre au dernier moment, est décédé ce printemps ; sa femme serait vendeuse. Nous retournons le voir : il est en pente mais pas trop, cultivable, avec accès facile, eau, électricité, quasi parfait… Nous allons trouver la propriétaire ; elle le vend 270 000 baths pour plus de 5 rais (env. 7 500 CHF / près de 8 000 m2). Le moment n’est pas à tergiverser (surtout que le mari en voulait 300 000 B. Nous acceptons le prix et convenons de signer et payer le lendemain soir. Seul petit problème, il n’y a pas de Puyaiban (maire du village) officiel ces jours car nous sommes en période électorale et il sera choisi le 9 ou 10 de ce mois ; il sera remplacé en tant qu’autorité officielle par le howbowtor, représentant du gouvernement thaï. Comme dans toute cette région de montagnes, la terre appartient au gouvernement qui l’a mis à disposition des tributs ethniques il y a plus de 100 ans et les parcelles se vendent de l’un à l’autre des habitants comme s’ils étaient réellement propriétaires alors qu’il n’y a ni plan, ni enregistrement officiel ; les ventes se font devant le puyaiban et des témoins, à l’aide d’un document préétabli et appelé « agreement » où il faut remplir les emplacements vides. Notre but sert le gouvernement puisque nous l’aidons dans la gestion de la misère ; le risque qu’il nous reprenne le terrain pour cause de changement d’affectation est quasi nul. Outre ce document en thaï qui sera signé et que j’appelerai « agreement 1 », je demande :
1/ Que le puyeban entérine la vente sitôt nommé car il représente les gens du village que nous aimerions avoir de notre côté et pour assurer la suite des opérations. Pour cela, je propose de verser 200 000 B à la signature et 70 000 B quand le Puyaiban aura signé.
2/ Que 3 personnes deviennent propriétaires du terrain pour assurer son avenir en faveur des enfants et qu’il ne tombe pas en mains privées en cas de disparition de l’orphelinat (voir l’ « agreement 2 » ci-joint). Dans ce village, seules des personnes de tribus dites « ethniques » peuvent acquérir une propriété car la comunauté ne veut pas de Thaïs ou autres qui viendraient faire du business touristique sur leurs terres. Chala et Yuda remplissent les conditions et deviendront propriétaires ; quant au 3e, Chala assure qu’il aura quelqu’un le lendemain. Accord sans problème des intéressés. Tout cela acquis en moins de 3 heures ! Le lendemain, après avoir demandé de renvoyer la signature de la vente au matin suivant, je vais à Mae Sot pour aller chercher l’argent et préparer l’ »agreement 2 » en anglais qui, signé par tous, donne les garanties auxquelles je tiens (elles sont peut-être aléatoires mais au moins chacun sait où l’on va et ce qui nous importe ; devant un tribunal, nul ne sait…). A signaler : les vendeurs (mère, fille, beau-fils) sont extrêmement sympathiques, ouverts et dégourdis. Le surlendemain, je reviens pour la signature des documents et le payement. Chala n’a pas trouvé de 3e co-acheteur. Comme j’ai une grande confiance en lui et que je ne veux pas faire capoter l’affaire, ils ne seront que 2 propriétaires officiels. Nous attendons le howbowtor pendant 2 heures… Avant de signer, Chala lit et traduit l’ « agreement 2 ». Tout est signé dans un temps reccord. Avant de partir, j’explique et montre à Chala comment tenir une comptablité où tout doit être noté et prouvé par justificatif. J’ai précise que cette comptabilité doit concerner exclusivement le terrain et la future construction. Ayant pleine confiance en Chala, j’ai ouvert un compte de construction à son nom à la Bank of Ayuthaya (à Tak), sur lequel ont été versé les 20 000 CHF transférés en février 2011 du compte des Amis de l’Orphelinat de Chala (Banque Raiffeisen) sur mon comte personnel à la Bangkok Bank. Ce compte de construction a déjà été amputé par l’achat du terrain (270 000 B) + 10 000 B pour les premiers frais d’aménagement. Chala doit avertir Patricia pour les prochains prélèvements. Je compte vérifier par la suite, à chacune de mes visites, le compte de caisse et le compte de banque. Sitôt que les documents d’achat auront été signés par le puyaiban, Michel Favre (architecte) et moi iront sur place pour étudier le fonctionnement d’autres orphelinats à Mae Sot, parler avec leurs responsables et pour étudier les meilleurs options de constructions sur le terrain.
Rapport de visite du 05.08.2010
Avant de rentrer en Suisse, Dju et moi avons repassé à l’orphelinat pour voir de nouveaux terrains susceptibles d’être acquis pour le futur home de l’orphelinat (le premier terrain que nous avions visité lors de notre visite précédente n’était plus à vendre).
Comme, dans les questionnaires remplis par les enfants il ressortait qu’ils avaient très envie de vélos, nous sommes arrivés avec 3 vélos dont 2 neufs (1200 B/ pièce : 40 CHF !) + encore des habits, jouets et ballons de jeux que nous avions dans le galetas de notre maison à Chaiyaphum Pendant les 2 ou 3 heures que nous avons passées avec les enfants, les vélos et les ballons ne sont pas restés inactifs plus de 30 secondes … et pas une chicane : des enfants modèles et tellement gais et peu blasés!
En Thaïlande, il y a 5 titres de propriété différents, dans l’ordre décroissant de leur solidité: 1/ le « Chanotte » (titre 100 % privé et garanti par un document qui porte ce nom), 2/ le « Nor Sor Sam », 3/ le « Nor Sor Sam Kor », 4/ le « Por Bor Tor », 5/ le « Sor Kor ». Les 2 derniers couvrent des terres qui appartiennent à la royauté et qui sont mises à disposition des paysans pour être cultivées ou utilisées dans le cadre de leurs activités; ces droits d’exploitation, en quelque sorte, peuvent être revendus mais, si on n’a pas des relations privilégiées avec le pouvoir, on ne peut pas les utiliser à d’autres fins que l’activité paysanne (pourtant certaines de ces terres se sont transformées en « resorts »…). Pratiquement, toutes les terres en montagne sont régies par ce système qui fonctionne bien mais où il n’y a aucune garantie de pouvoir les garder à vie, surtout quand l’état décide de faire passer une route au travers par exemple.
Le terrain est près de l’endroit où se trouve actuellement l’orphelinat, entre tak et Mae Sot, à proximité immédiate de la grande artère A1 et d’un grand marché paysan très bon marché où l’on trouve de tout… Il se trouve sur une crête avec une vue magnifique et comporte des endroits presque plats pour construire et aménager des aires de jeux. L’électricité n’est pas loin et l’eau devrait être pompée depuis un ruisseau jamais à sec en contre-bas. Le chemin d’accès, très en pente, nécessiterait un aménagement sérieux, susceptible de ne pas être raviné pendant les saisons de pluies. Heureusement, il n’a que 200 m environ. Prix : 100 000 B pour 5 rais (8 000 m2 pour 3 000 CHF !). Seulement le hic, il n’a aucun titre de propriété, comme tous les terrains de cette région qui a été attribuée il y a plus de 100 ans à une population Laho qui a créé son village et l’exploite à bien plaire. Les ventes de terrains entre particuliers se font à bien plaire par le «pouillaban» (le maire) et sont entérinées par le «hobotor» qui représente le gouvernement dans la région.
Ce terrain appartient actuellement à un paysan du village où Chala est particulièrement bien intégré et chez qui nous avons dormi une nuit lors de notre dernière visite; les personnes autour de nous (dont une personnalité du village) assurent qu’il n’y a pratiquement aucun risque d’être dépossédé ; les gens n’ont de mémoire d’homme vu d’expropriations dans leur coin si ce n’est pour l’élargissement déjà fait de la grande route ; d’autre part, l’investissement pour le terrain n’est pas grand. En plus, le gouvernement voit d’un bon œil que des privés s’occupent de problèmes qui sont des casse-têtes chinois pour eux : les enfants abandonnés ou orphelins, les réfugiés, etc… Il me semble que nous pourrions aller de l’avant avec ce terrain. J’ai demandé à Chala de demander des devis auprès de professionnels pour l’aménagement de la route, l’amenée d’eau avec station de pompage, l’amenée d’électricité, l’aménagement du terrain pour construire et créer des places de jeux et un prix approximatif de construction pour un programme minimum.
Comme évoqué lors de mon rapport de juillet 2010, on ne peut acquérir un terrain et construire sous le nom d’une personne privée sans risquer des problèmes dans le futur. J’ai consulté un avocat à Korat, qui parle français (il est québecquois d’origine) et qui m’a généreusement offert gratuitement son aide pour ce problème. Il s’est occupé, il y a 3 ans, de créer une association caritative pour des personnalités importantes de Korat qui désiraient venir en aide à des populations défavorisées. Cette association est enregistrée et, de ce fait et de par la loi, est astreinte, en cas de dissolution, de remettre à une oeuvre caritative similaire, tous dons qu’elle aurait reçus. Il pense que cette association serait prête de prendre à son nom notre projet que nous financerions, sous conditions qu’elle le remette gratuitement à disposition de l’orphelinat de Chala tant qu’il existe. Elle devrait dès lors s’acquitter d’un léger impôt immobilier mais Sébastien pense qu’elle serait peut-être même prête à s’impliquer davantage dans nos projets.
J’en ai parlé à Chala qui pense que c’est une bonne solution en précisant que tout apport extérieur qui peut aider les enfants est bon… Mais, nous avons évoqué aussi une autre solution qui lui plairait quand même mieux pour des raisons de liberté et de proximité : il est actif avec des amis dans une sorte de mission chrétienne protestante qui l’aide également. Cette mission n’est pas enregistrée mais pourrait l’être rapidement et devenir propriétaire de notre projet dans les mêmes conditions que ci-dessus. A creuser…
Avant de partir, j’ai encore évoqué le problème des grands adolescents avec Chala. Il n’y a en a pas beaucoup mais il semble mal à l’aise avec eux et s’efforce de les placer ailleurs à partir d’un certain âge. Ils le rendent malade avec les problèmes de drogue omniprésents, avec leurs rébellions d’ados, de garçons de l’extérieur qui tournent autour des filles prêtes à accepter toutes valorisations, feintes ou non, bienvenues dans leur situation et qui peuvent conduire à des naissances non désirées … Il en a renvoyé un ou deux dans leur famille quand les grands-parents avaient les moyens de les prendre en charge. Il y a donc là un problème avec notre idée de parrainer en quelque sorte les enfants jusqu’à ce qu’ils soient installés dans la vie. Il faut être bien conscient que ce n’est pas eux qui vont pouvoir s’adapter à nos idées élaborées dans un contexte Suisse, mais c’est surtout à nous à voir comment nous pouvons aider dans leur contexte à eux !
Claude Allegri
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